19 Fév 2008 - 13:36:10
Notre cerveau : 3 en 1
Outre le fait que ces trois couches cérébrales empilées reflètent une chose étonnante qui est que nous portons en nous toute l'histoire de l'évolution de l'humanité, ce système sophistiqué permet de préserver l'équilibre de l'organisme, c'est-à-dire son homéostasie (capacité à conserver l'équilibre de fonctionnement en dépit des contraintes extérieures), condition indispensable à sa survie.
L’homme a d’abord hérité, il y aurait environ 400 millions d'années, du tronc cérébral, commun aux reptiles d'où son autre nom de cerveau reptilien. Cerveau archaïque et primaire, il régule les fonctions automatiques de notre organisme (respiration, rythme cardiaque, tension artérielle, température...). Il assure la satisfaction de besoins primaires et vitaux (alimentation, sommeil, reproduction). Il est le gardien des réflexes innés, responsable de notre instinct de conservation et de certains réflexes de défense. Il contrôle les pulsions, la défense du territoire. Il tient un rôle majeur dans la survie de l'individu et de l'espèce.
A ce cerveau est venu se greffer, avec l'apparition des premiers mammifères il y a environ 65 millions d'années, le cerveau paléo-mammalien ou limbique dit cerveau "émotionnel". Ce cerveau, à l'origine de notre système limbique, "monte la garde" et s'allume en cas de danger. Il est relié à la conservation, aux habitudes, aux mémoires anciennes. Il permet les émotions (agressivité, peur, plaisir...) et déclenche les réactions d'alarme du stress. Il influe également sur le système endocrinien et le système nerveux autonome. Par ailleurs, Antonio Damasio, directeur du département de neurologie de l'université de l'Iowa aux États-unis, a révélé récemment que les circuits neuronaux à la base de la perception des émotions ne sont pas seulement localisés dans ce système limbique mais également dans le cortex préfrontal (voir ci-dessous) et dans les régions du cerveau où se projettent et où sont intégrés les signaux en provenance du corps.
Enfin est apparu avec la bipédie, il y a environ 3,6 millions d'années, le néocortex, commun aux grands primates et à l'être humain, avec une équivalent mineur chez les oiseaux. Il contrôle nos capacités d'adaptation, de création, d'évolution de l'humain en conscience. Spécifique de notre espèce, la zone préfrontale est le lieu de traitement et d'intégration des informations, d'organisation des actions, de choix et de décision consciente, d'unification de la personne. Il est composé de deux hémisphères. Un hémisphère gauche associé à la pensée analytique, linéaire, logique, rationnelle, au langage... et un hémisphère droit associé à la pensée synthétique, globale, spontanée, à l'intuition, la métaphore...Ces deux hémisphères sont réunis par une masse de fibres nerveuses, le corps calleux, agissant comme un pont leur permettant d'entretenir un dialogue permanent. Des travaux menés à l'Université Nationale Australienne par Nicolas Cherbuin et Cobie Brinkman ont montré en novembre 2006 que plus ces hémisphères communiquent vite, plus ils sont efficaces. D'où, l'importance d'un fonctionnement intégré de ces deux hémisphères dans tous les processus d'apprentissage (scolaire, professionnel). En temps normal, ces deux côtés fonctionnent en harmonie, mais il arrive parfois que ce dialogue connaisse des accrocs comme par exemple, à la suite d'un trouble émotionnel.
Bon à savoir...
L’homme a d’abord hérité, il y aurait environ 400 millions d'années, du tronc cérébral, commun aux reptiles d'où son autre nom de cerveau reptilien. Cerveau archaïque et primaire, il régule les fonctions automatiques de notre organisme (respiration, rythme cardiaque, tension artérielle, température...). Il assure la satisfaction de besoins primaires et vitaux (alimentation, sommeil, reproduction). Il est le gardien des réflexes innés, responsable de notre instinct de conservation et de certains réflexes de défense. Il contrôle les pulsions, la défense du territoire. Il tient un rôle majeur dans la survie de l'individu et de l'espèce.
A ce cerveau est venu se greffer, avec l'apparition des premiers mammifères il y a environ 65 millions d'années, le cerveau paléo-mammalien ou limbique dit cerveau "émotionnel". Ce cerveau, à l'origine de notre système limbique, "monte la garde" et s'allume en cas de danger. Il est relié à la conservation, aux habitudes, aux mémoires anciennes. Il permet les émotions (agressivité, peur, plaisir...) et déclenche les réactions d'alarme du stress. Il influe également sur le système endocrinien et le système nerveux autonome. Par ailleurs, Antonio Damasio, directeur du département de neurologie de l'université de l'Iowa aux États-unis, a révélé récemment que les circuits neuronaux à la base de la perception des émotions ne sont pas seulement localisés dans ce système limbique mais également dans le cortex préfrontal (voir ci-dessous) et dans les régions du cerveau où se projettent et où sont intégrés les signaux en provenance du corps.
Enfin est apparu avec la bipédie, il y a environ 3,6 millions d'années, le néocortex, commun aux grands primates et à l'être humain, avec une équivalent mineur chez les oiseaux. Il contrôle nos capacités d'adaptation, de création, d'évolution de l'humain en conscience. Spécifique de notre espèce, la zone préfrontale est le lieu de traitement et d'intégration des informations, d'organisation des actions, de choix et de décision consciente, d'unification de la personne. Il est composé de deux hémisphères. Un hémisphère gauche associé à la pensée analytique, linéaire, logique, rationnelle, au langage... et un hémisphère droit associé à la pensée synthétique, globale, spontanée, à l'intuition, la métaphore...Ces deux hémisphères sont réunis par une masse de fibres nerveuses, le corps calleux, agissant comme un pont leur permettant d'entretenir un dialogue permanent. Des travaux menés à l'Université Nationale Australienne par Nicolas Cherbuin et Cobie Brinkman ont montré en novembre 2006 que plus ces hémisphères communiquent vite, plus ils sont efficaces. D'où, l'importance d'un fonctionnement intégré de ces deux hémisphères dans tous les processus d'apprentissage (scolaire, professionnel). En temps normal, ces deux côtés fonctionnent en harmonie, mais il arrive parfois que ce dialogue connaisse des accrocs comme par exemple, à la suite d'un trouble émotionnel.
Bon à savoir...
Des travaux récents ont montré que chaque hémisphère joue un rôle différent dans la gestion des émotions : il apparaît en effet que les émotions et sentiments positifs sont gérés par l'hémisphère gauche de même que l'immunité cellulaire, tandis que les émotions d'aspects plus négatifs sont gérés par l'hémisphère droit. On comprend donc pourquoi le fait d'entretenir les émotions positives renforce donc l'immunité cellulaire (Thierry Janssen, "La solution intérieure" Ed. Fayard, 2006).
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